C’était à prévoir, le gouvernement a reculé et s’est plié aux exigences d’une poignée d’agitateurs.
En ce lundi 10 mars au matin, Chirac a annoncé qu’il achevait le CPE, mais qu’en revanche une nouvelle proposition de loi visant à accorder un"aide de l'Etat aux employeurs qui embaucheront des « jeunes en difficulté en contrat à durée indéterminée ».
Le gouvernement Villepin a tenté d’instaurer une mesure permettant aux jeunes, plus touchés par la chômage que la moyenne, d’acquérir une situation stable. Evidemment dès que l’ombre d’une réforme plane, l’hydre gauchiste refait surface.
Le blocage des universités étant le seul moyen dont dispose la gauche pour faire parler d’elle, et donner l’impression d’être majoritaire, le second semestre de dizaine de milliers d’étudiants a été saboté par une minorité braillarde.
Les manifestations anti-CPE, pour être des « succès », ont du rassembler tout et n’importe quoi, de l’étudiant qui ne sait pas ce qu’il fait là mais qui suit les copains pour l’ambiance bière et joints, aux émeutiers de banlieues qui se sont fort bien amusés, sans oublier évidemment les syndicats nationaux bien connus pour leurs capacités de nuisance. Nous avons ainsi vu des fonctionnaires manifester contre la « précarité », c’est un curieux paradoxe lorsqu’on sait que les fonctionnaires sont bénéficiaires des privilèges républicains leur assurant sécurité de l’emploi et salaire confortable. La gauche conserve son rôle d’ennemi numéro un du travail.
Les milliers de manifestants ayant défilé dans les rues représentent une infime minorité de Français, et, n’étaient pour la plupart, aucunement concernés par le CPE.
Les occupations des universités et les manifestations violentes ont provoqué d’immenses dégâts: destruction de salles de cours, de livres, de matériel universitaire, de commerces, incendies de voitures, murs de la ville souillés par des tags en tout genre, agressions particulièrement violentes, etc, etc, la liste serait trop longue à détailler. L’ambiance festive instaurée par les manifestants fut si funeste que plusieurs pays ont appelé leurs resortissants à éviter la France.
La facture est particulièrement lourde, et nous savons déjà que ce ne sont pas les responsables qui la paieront.
Il est inadmissible de voir que dans un pays qui se veut démocratique, les décisions de l’assemblée élue sont foulées au pied par une minorité.
Le gouvernement Villepin a fait preuve de lacheté en cédant à la pression de la rue, sachant qu’en plus, il a laissé libre court à toutes les dérives en donnant aux forces de l’ordre des consignes de retenue. Les droits de la majorité des étudiants souhaitant travailler ont été bafoués au bénéfice d’une poignée de privilégiés. En accédant aux revendications des fauteurs de trouble, le gouvernement leur a offert une légitimité.
Mouvement etudiant indépendant, le RED soutenait le gouvernement quand il faisait preuve de volonté de réformer . Désormais nous ne pouvons que prendre acte de leur absence totale de courage
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